Tout débute aux alentours de 1902. La famille Piallat est originaire de Vinsobres et fait l’acquisition de la propriété du Coriançon.
Il n’était pas question de vin à cette époque-ci, mais de plants de vigne. Ce couple d’agriculteurs se livrait à un travail de pépiniériste et travaillait quelques hectares de vignes pour leur propre consommation.

C’est ensuite en 1920 qu’André Girard (époux de Rose Piallat, fille du couple) fit construire la cave dont nous jouissons toujours actuellement.  Les premières cuves en béton se trouvent encore sous la maison principale et non pas directement dans la cave. Les énormes volumes de l’époque ne ressemblaient en rien à ceux de maintenant et donnaient des jus moins concentrés et de consommation quotidienne. La production, vendue principalement en tonneaux, approvisionnait alors les belles tables Lyonnaises.

En 1945, Claude Vallot intègre à son tour la famille Girard et épouse Gisèle, fille unique d’André et Rose. Claude prit rapidement part à la vie du Domaine et commença à vinifier en 1964. Le Pépé (André Girard) continua ses activités et Claude prit possession d’une autre partie de la cave. Pour ce deuxième, toute sa récolte se vendait par le biais de la Cave du Prieuré, autrefois indépendante, et au négoce Bourguignon.
La cave du Prieuré de Vinsobres était alors l’un des premiers groupements de viticulteurs indépendants qui a vu le jour en 1957. Cette union faisait leur force de vente. Il leur était alors possible d’assembler leurs efforts et de commercialiser leurs vins partout en France, en Suisse, en Belgique.  Claude en sera le Président et membre fondateur de 1970 à 1976.

Les années passent et Xavier, fils ainé de Claude et Gisèle travaille pour le Pépé avant de prendre sa suite quelques années plus tard.

François, fils cadet de Claude et Gisèle, est sur le point de finir ses études de viticulture lorsque son père décède. Il reprendra également sa suite à l’âge de 23 ans, le 1er Juillet 1976.  Sa collaboration avec le Prieuré prendra fin en 1990, et François exploitera alors l’ensemble de ses terres à des fins commerciales directes que l’on connait actuellement.

François épouse Jocelyne en 1980  et auront deux filles, Amandine et Anaïs.  La cadette, Anaïs, part très rapidement de la région pour se former à l’hôtellerie, métier qu’elle exerce aux quatre coins du globe dans les plus belles destinations du monde. C’est alors que sa passion pour le vin la rattrape suivie de l’envie de marcher dans les pas de ses prédécesseurs. En mars 2013, elle rejoint les bancs de l’Université du Vin de Suze-La-Rousse, avant un court stage au Château d’Yquem, à Sauternes. De retour  parmi les siens, Anaïs sera donc la cinquième génération et première femme à la tête de ce merveilleux patrimoine.